Vie de parent

Bien manger, bien bouger et…
bien boire

Et si bien manger et bien bouger partageaient les mêmes principes d’éducation ? Des règles, le sens de l’effort, mais aussi le plaisir et le goût pour une certaine complicité. On mange mieux quand on est ensemble et on est davantage stimulé quand on est plusieurs, même si la discipline sportive est d’abord individuelle.

Bien manger, bien bouger et… bien boire

Ce père ne se lasse pas de raconter le jour où sa fille avec laquelle il faisait régulièrement de la course à pied l’a dépassé. Une victoire pour ce vieil habitué du cross, une fierté légèrement teintée, il est vrai, d’une inquiétude, avec cette question lancinante : deviendrais-je vieux ?

Le plaisir d’abord

Cette relation privilégiée, beaucoup d’entre vous y ont déjà goûté ou sont prêts à le faire. C’est bon pour le moral, c’est bon aussi pour la santé physique. La vôtre - un parent bien dans sa peau, ce n’est que bénéfice pour votre entourage -, et celle de votre enfant. Pourvu que vous ne vous bourriez pas de chips et autres folies salées/sucrées au retour… même si c’est dans une joyeuse complicité. Car il n’y a pas de bonne manière de bouger si elle n’est pas accompagnée d’une bonne manière de manger. Et pour ne pas basculer dans l’ascétisme complet, organisez des moments « spécial crasses » à l’une ou l’autre occasion : la transgression ne sera que plus festive !

L’effort ensuite

Une fois ces choses dites, reste à franchir le pas. Celui de surveiller du coin de l’œil votre ado quand il est collé à l’écran et qu’un plateau-télé prend toute la place. Celui de vous mettre en mouvement, vous-même, alors que vous n’aimez pas vraiment ça (mais l’exemple est votre premier atout pédagogique). Celui d’encourager votre plus petit qui renâcle à continuer le baby-basket en lui proposant de goûter à une autre discipline, histoire de pouvoir faire ses choix d’ici quelques années (Après tout, avant 7 ans, l’activité doit d’abord rimer avec plaisir. Vive donc les séances d’essai).
Celui encore de faire en sorte que le petit déjeuner, repas-phare dans la journée d’un gosse pour l’aider au moins à se concentrer en classe, ne se passe pas dans la « presse » avec le repas qui se termine à l’arrêt du bus ou dans la voiture. Ah oui, il y a aussi le goûter qu’il serait bon d’organiser, que vous soyez rentré du boulot ou pas, car tout le monde le sait, ce troisième repas est la clé contre le surpoids.
Ouf ! On est bien au printemps, le temps du renouveau, mais cette mise au pas de tout votre petit monde vous harasse déjà. Attention, « Bien manger, bien bouger » n’est pas un 11e commandement, mais juste une suggestion de réaménager l’une ou l’autre de vos habitudes et de profiter de la belle saison pour faire cet effort sans qu’il vous en coûte trop. En pages 11 à 17, ce dossier vous propose des idées et infos à picorer.

Le tout… s’appelle l’éducation

Rappelez-vous cependant que ces bonnes résolutions (déjà adoptées par beaucoup d’entre vous certes, reste à continuer à les appliquer !) font partie intégrante de l’éducation et peuvent être d’un grand secours, par exemple, dans l’exercice difficile de l’autorité. Comme Cécile Delens, professeur en éducation physique à l’UCL, le disait déjà dans le Ligueur du 5 mai 2010 : « Les principes fondateurs du sport moderne sont intéressants à rappeler lorsqu’on aborde le rapport à l’autorité : la compétition dans le respect de l’adversaire et des règles ; le fair-play ; la part d’incertitude des résultats avec l’acceptation des conséquences de ses actions ; le respect de l’arbitre en qualité de détenteur du règlement qui fait figure de loi. Ces principes sont traduits en règlements, porteurs de valeurs et utiles à l’éducation d’autant plus que le sport est valorisé dans notre société. Pour cela, il est important que les adultes (les entraîneurs, les arbitres, mais aussi les parents…) soient conscients de leurs responsabilités éducatives. En effet, alors que l’enfant est dans le jeu, il est compréhensible - voire même souhaitable - que dans ce cadre, il teste les limites. Par contre, les adultes, même dans le jeu, doivent rester des adultes, donc des modèles d’identification, porteurs de valeurs hiérarchisées. »
Tout est dit ! À vous d’y rajouter des portions de fruits et de légumes, quelques féculents, quatre repas par jours, diversifiés si possible… et le bien-être est à vous !

Myriam Katz

En pratique

Le service public fédéral Santé publique, l’Observatoire de la santé du Hainaut, le Zeepreventorium (centre de revalidation au Coq) et les magasins Lidl ont concocté un livre : Cuisiner pour notre santé. 28 recettes chouettes et délicieuses par et pour les enfants qui ne peut que plaire aux parents (et grands-parents !) prêts à partager leur cuisine avec leurs mômes de 3 à 12 ans et plus.
Des recettes ludiques, claires et bien mises en pages, des conseils santé, des suggestions futées aussi… qui mêlent condition physique (via Élodie Ouedraogo, la médaillée olympique en athlétisme) et alimentation équilibrée.
Autre particularité : ce livre est né d’un concours de recettes lancé par Lidl auprès d’enfants de moins de 12 ans. 3 054 ont répondu présent. Dix classes et douze gagnants individuels ont été sélectionnés. En vente dans les magasins Lidl (au prix de 4,99 €). Il ne vous reste plus qu’à cuisiner et déguster !

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