Vie de parent

Extrême-droite : et maintenant
qu'est ce qu'on fait ?

Bon, maintenant. Qu’est-ce qu’on fait ?  La montée en puissance du Vlaams Belang en Flandre a évidemment de quoi inquiéter. Dimanche soir, on évoquait déjà la menace d’une levée du cordon sanitaire. Mais bon, celui-ci, en Flandre, n’est plus qu’un vague concept. Le cordon sanitaire étant même soluble dans les émissions pour enfants.

Extrême-droite : et maintenant qu'est ce qu'on fait ?

Les accointances de la N-VA avec le Vlaams Belang sont nombreuses. Ils se partagent une frange de l’électorat, adoptent parfois les mêmes positions haineuses en mode repli sur soi, Theo Francken concédant même que le Vlaams Belang est inspirant.

La N-VA et le Vlaams Belang forment aujourd’hui un bloc nationaliste de droite qui pèse lourd. Désormais, au parlement fédéral, le Vlaams Belang occupe les sièges de 18 députés. C’est le troisième parti le plus important derrière la N-VA (25 sièges) et le PS (20). La famille « nationaliste » pèse donc 43 sièges. Comparaison ? Les sociaux-chrétiens sont 17, les socialistes 29, les libéraux 26, les écologistes 21. Qu’est-ce qu’on fait ?

Cette montée de l’extrême-droite questionne. Même si côté francophone les partis de la droite radicale ne réalisent que des scores anecdotiques, il ne faut pas se croire immunisé contre la montée de tels courants. N'ont-ils pas été plus de 18 000 Wallons à voter pour le... Vlaams Belang, ce week-end ? Un détail peut-être, mais qui souligne le fait qu'un travail de fond reste nécessaire pour démonter tous les ressorts simplistes qui soutiennent le discours d’extrême-droite. Le Ligueur et La ligue des familles œuvrent pour cela, au quotidien, par le prisme de la famille et du vivre ensemble.

Il y a urgence à entretenir, à créer du lien partout où c’est possible avec pédagogie, empathie et bienveillance. L’associatif, dans ce cadre a un rôle essentiel à jouer. Il faut écouter, analyser, discuter, amener des solutions portées par les citoyens. Il faut aussi redonner un sens à la Politique. Pour cela, il faut s’approprier celle-ci et réclamer toujours plus de participation, plus de débat.

Bref, il a du pain sur la planche, un pain noir bien lourd, noir comme la journée électorale vécue hier, lourd comme le sentiment que les démocrates ruminent depuis quelques heures…

Thierry Dupièreux