Vie de parent

Jouer… pour se rassurer

Ils sont d’une extrême douceur pour les doigts et… le cœur de l’enfant : les doudous, peluches et autres poupées le rassurent avant qu’il en adopte un comme confident à qui raconter ses chagrins et ses peurs. Des jouets tendresse à offrir à tout âge, même quand on commence à être grand.

Jouer… pour se rassurer

Doudou Amis câlins (Haba)

Un doudou-ourson en matière toute douce. Le côté futé de cette nouveauté : c’est un jouet 2 en 1. En effet, ce bout de tissu peut se replier et devenir une marionnette. Un type de jeu que l’on a parfois tendance à juger désuet et donc à délaisser, mais qui a un réel intérêt : il permet de créer une interaction avec votre tout-petit, notamment en s’en servant comme intermédiaire pour lui raconter des histoires. Dès 1 jour

Le doudou est un objet intournable pour la plupart des tout-petits qui l’adoptent vers 8 mois pour se rassurer. 8 mois, c’est la période difficile où les bébés réalisent qu’ils sont une personne distincte de leur maman. Terminée, la grande fusion ! Désormais ils vont souffrir, particulièrement au tout début, de la séparation avec les êtres dont ils sont très proches.
Autant savoir : même si vous faites tout pour qu’il adopte le doudou offert par la grande sœur ou la marraine, l’enfant peut encore dire non et jeter son dévolu sur un bout de tissu coloré… qui ne vaut pas tripette à vos yeux. C’est ainsi, Bébé fait ses choix !

Emily Happy Kidz (Götz)

Une grande poupée (50 cm) qui n’a rien d’un poupon, mais tout d’une fillette au look moderne. Petit plus : cette poupée est articulée, ce qui permet de l’asseoir ou de lui faire prendre d’autres positions. Un jouet tendre qui durera grâce à ces multiples possibilités. Dès 5 ans

À chaque âge son type de poupée et les jeux qui en découlent :

  • Vers 18 mois : un poupon tout simple, sans vêtement ni accessoire, qui permet à l’enfant d’imiter ce qu’il vit ou voit autour de lui.
  • Vers 2-3 ans : une première poupée à habiller qui sera sa partenaire de jeu.
  • Dès 4 ou 5 ans : place aux poupées qui ne sont plus des bébés mais des fillettes pour s’inventer des histoires, et aussi partager ce jeu avec d’autres.

À retenir : les poupées qui pleurent, rient, parlent ou même font pipi, n’ont guère d’intérêt. Elles limitent les possibilités de jeu et entravent ainsi la créativité et l’imagination de l’enfant.

Dédé Tartempois (Moulin Roty)

Un renard avec un drôle de look et de jolis tissus de diverses textures, marque de fabrique de cette enseigne française. Sympa, aussi, ces longs membres qui permettent à l’enfant d’attraper, voire même de traîner sa peluche par terre. Un jouet dont l’usage évoluera au fur et à mesure que votre marmot grandira. D’abord objet de déco, votre bambin le désignera peut-être comme grand doudou (il mesure 47 cm). Avant qu’il ne devienne son confident à qui il racontera ses chagrins et ses secrets. Tous âges

Cette peluche, comme toutes celles de qualité, a un certain coût : un bon investissement, tant ce type de jouet est souvent celui que l’on conserve le plus longtemps, parfois même jusqu’à l’âge adulte. Et si on indique que ce jouet convient à tout âge, c’est pour rappeler que les peluches ne sont pas que pour les bébés : à 8, 10 ans ou plus, les enfants sont ravis de se voir offrir des jouets-tendresse.

« Faisons référence à Winnicott, qui décrit les premiers mois de la vie, quand le bébé se situe dans une relation obligée à un objet (sa mère, le biberon). Lui et l’objet qui répond à une préoccupation matérielle (et maternelle !) primaire ne font qu’un. Quelques mois plus tard, le bébé diffère la satisfaction de ses besoins en investissant un objet transitionnel (doudou, peluche…) à partir duquel il va rêver la réalisation ultérieure de ses attentes. Il crée ainsi un espace intermédiaire entre lui et les autres. Il instaure une zone de rêverie qui lui permet de supporter la rencontre trop dure avec la réalité et l’attente de la satisfaction. Plus tard, il pourra mettre des mots sur les images qu’il a en lui. Les enseignants et les parents devraient se souvenir de temps en temps que l’apprentissage se nourrit aussi de la capacité de rêver, des temps creux, en dehors, mais aussi à l’intérieur de l’école. »
Patrice Huerre dans Faut-il plaindre les bons élèves ? (Éd. Hachette Littératures)

Anouck Thibaut

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