Vie de parent

Les jeunes en stage d’attente
contrôlés par l’Onem

L’Onem contrôlera désormais les jeunes diplômés même s’ils ne reçoivent pas d’allocation de chômage. Un moyen nécessaire pour guider et stimuler les jeunes à chercher un emploi, selon la psychologue Diane Drory.

Les jeunes en stage d’attente contrôlés par l’Onem

Fini, terminé l’année sabbatique - en Belgique ou ailleurs - à se tourner les pouces en attendant de trouver un emploi, ou de toucher des allocations de chômage. L’Office national de l’emploi (Onem) va contrôler les jeunes qui ont terminé ou quitté les études et qui ne touchent pas encore d’allocations. Jusqu’à présent, seules les personnes qui bénéficiaient déjà du chômage devaient prouver leur bonne volonté dans la recherche d’emploi. Un jeune totalement inactif pouvait donc bénéficier de ses allocations après un an, à moins qu’il n’ait refusé un emploi.

Qui est concerné ?

Désormais, ceux qui entrent en stage d’attente après leurs études sont conviés à un entretien avec l’Onem après sept mois de stage. Tous les jeunes concernés (environ 30.000) ont reçu un courrier détaillé l’annonçant. Ils subiront un second contrôle au onzième mois de stage. Ces deux contrôles devront être positifs pour leur ouvrir le droit aux allocations de chômage.

Pression maximale

L'objectif de cette mesure est de prendre les jeunes en charge le plus vite possible et éviter l'enlisement dans le chômage. D’un côté, cette mesure risque de mettre une pression très forte sur un public jeune, parfois très jeune (après trois ans d’études ou moins), qui découvre le monde du travail et des entretiens d’embauche. Certains ne savent pas toujours ce qu’ils feront de leur diplôme et/ou compétences et ont besoin de prendre le temps, sereinement, pour choisir leur voie et savoir à quels types d’offres d’emploi répondre.

Besoin d’un objectif

Cette mesure a aussi l’avantage de poser un cadre, avec un but et une deadline. « C’est important de leur mettre un objectif. Si on ne le fait pas, ça ne les pousse pas au dynamisme, mais à la mollesse. Les jeunes ont besoin d’être stimulés, encouragés et guidés. Sinon, pourquoi ils se bougeraient ? », relativise Diane Drory, psychologue et psychanalyste.
« Ce n’est pas une mesure dégradante. C’est dans la continuité du principe de la scolarité : si on n’a pas fait l’effort d’étudier, on n’a pas ses points. C’est la logique d’une destinée humaine. On n’a pas le beurre et l’argent du beurre », rappelle-t-elle.

On le rassure

Tout dépend du degré de stress avec lequel notre jeune aborde les étapes et les épreuves de la vie, professionnelle ou non. S’il est organisé, gère relativement bien son temps et son planning, et a toujours passé ses exams de manière très relax, il devrait aborder la recherche d’emploi avec la même sérénité. Si, en revanche, il a toujours vu les échéances et affronté les épreuves dans la panique, il faudra peut-être l’apaiser en lui présentant ces nouveaux contrôles de l’Onem comme un moyen de les guider.
Et on n’oublie pas de lui rappeler que l’Onem ne pénalise pas ceux qui ne trouvent pas d’emploi, mais ceux qui ne font pas de recherches suffisantes. On peut aussi le rassurer, si nécessaire, en lui disant que, s’il a mis beaucoup d’effort dans la recherche d’emploi sans obtenir d’engagement à la clef au bout d’un an, on lui apportera notre aide et notre soutien.

Stéphanie Grofils

En savoir +

Plus d’infos sur le site de l’Onem.

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