Vie de parent

Meilleur soutien en vue pour les parents endeuillés

Voilà une avancée importante  pour les familles où survient le deuil d’un conjoint ou d’une conjointe. La commission des Affaires sociales à la Chambre vient de voter l’allongement de l’allocation de transition pour les parents qui restent après le décès d’un époux ou d’une épouse.    

Meilleur soutien en vue pour les parents endeuillés

« L’allocation de transition se termine dans un mois, il n’y a plus deux salaires, plus deux boulots, mais les charges restent. On est en deuil et, en plus, il y a les soucis financiers, on ne devrait pas avoir ce tracas-là ! » Ce témoignage, il avait été recueilli, l’année dernière, par la Ligue des familles. Celle-ci se bat pour que les familles endeuillées soient plus soutenues. Trop souvent, à la douleur morale s’ajoute une dimension économique qui rend la situation encore plus insupportable.

Aujourd’hui, le parent qui fait face au décès de sa conjointe ou de son conjoint peut obtenir un soutien financier, il s’agit de l’allocation de transition. Elle peut courir pendant deux ans ou un an en fonction de la situation familiale. Le délai plus long est de mise lorsqu’il y a des enfants, le plus court lorsqu’il n’y a pas d’enfant à charge.  

Le texte voté en commission ce mercredi change la donne. L’allocation devrait dorénavant être versée pendant un an et demi, trois ou quatre ans en fonction des configurations familiales. Trois cas sont envisagés :

► Il n’y pas d’enfant à charge. Dans ce cas, la durée de versement de l’allocation passe de 12 à 18 mois.

► Il y a un ou plusieurs enfants à charge de 13 ans ou plus. La durée passe de 24 à 36 mois.

► Il y a un ou plusieurs enfants à charge de moins de 13 ans ou en situation de handicap. La durée passe de 24 à 48 mois.    

 

Avancées présentes et souhaitées

Du côté de la Ligue des familles, on se réjouit de voir cette mesure prise. Elle vient s’ajouter à celle qui allonge le congé de deuil. Depuis cet été, en effet, tous les parents (salariés, indépendants ou fonctionnaires) peuvent prendre un congé de deuil de 10 jours ou lieu de 3, des jours qui sont payés à 100% du salaire. « Après l’allongement du congé de deuil plus tôt cette année, souligne la Ligue dans un communiqué, il s'agit donc d'un pas très important vers un meilleur soutien aux familles endeuillées et d’une deuxième réponse positive à nos demandes formulées en novembre 2020. »

" Il s’agit de reconnaître la réalité des familles d’aujourd’hui. " 

Petit bémol. L’allocation de transition n’est possible que pour les personnes mariées, pas pour les cohabitants légaux. Le directeur de la Ligue des familles, Christophe Cocu, appelle donc le gouvernement fédéral et le Parlement à aller plus loin. « Il s’agit de reconnaître la réalité des familles d’aujourd’hui » insiste le directeur général.

 Autre point soulevé par la Ligue, les modalités qui entourent le versement de l’allocation. La ligue réclame un système automatique afin d’évite des démarches administratives lourdes pour le conjoint en deuil, « ces personnes croulent déjà sous la paperasserie après un décès ». Elle demande aussi à ce que ces allocations soient exonérées d’impôts. Pourquoi ? « Cette allocation étant trop peu précomptée, les bénéficiaires se retrouvent souvent à payer des suppléments d’impôts conséquents deux ans après. C’est donc au moment où ils n’ont plus droit à ce soutien financier que le couperet tombe et qu’ils doivent rembourser des sommes parfois déjà dépensées. »

Cette mesure votée, ce mercredi, en Commission des Affaires sociales devrait rapidement voir la fin de son parcours législatif en séance plénière de la Chambre.

T.D.

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