9/11 ans

Rester seul à la maison : à partir de quel âge ?

Chouette, vos enfants grandissent et gagnent en autonomie ! Malgré tout, vous hésitez encore à vous priver de votre - ou plutôt leur - baby-sitter préférée le temps d'une réunion de parents ou d'une soirée chez des amis. Comment savoir jusqu'à quel âge vos gamins ont besoin d'être gardés en votre absence? Quelques pistes.

Rester seul à la maison : à partir de quel âge ?

Première indication : avant 7 ou 8 ans, pas question de laisser votre enfant seul sans surveillance à la maison. L'explication ? A cet âge, la majorité des gamins n'ont tout simplement pas encore la notion du danger. Et après? Rappelons qu'un enfant (et qu'un parent) n'est pas l'autre. L'âge à partir duquel il pourra rester seul dépend donc de son caractère et de son degré d'autonomie. Ainsi, a-t-il tendance à être vite inquiet? Est-il plutôt débrouillard? Aime-t-il jouer avec le feu et faire des bêtises?

Se priver de baby-sitter ? Oui, mais progressivement

Si vous êtes inquiet à l’idée de le laisser sans surveillance, il se peut aussi que vous lui transmettiez vos angoisses. Importent aussi sa capacité à s’occuper seul, son sens de l’organisation et son évaluation des risques encourus. En bref, pour savoir si c’est le bon moment, posez-lui la question et faites les choses progressivement. Commencez par le laisser seul quelques minutes, puis quelques heures, d’abord en journée et continuez à prendre une baby-sitter le soir, par exemple. Quand votre enfant reste seul, expliquez-lui toujours où vous allez et comment il peut vous joindre en cas de pépin. À votre retour, félicitez-le mais sans excès : il ne faudrait pas qu'il s’imagine pas que rester seul en votre absence est un exploit, donc synonyme de grands dangers potentiels.

S’il est en larmes quand vous le retrouvez, demandez-lui de vous raconter ce qui l’a effrayé et rassurez-le sur la source de ses craintes. Enfin, pour évaluer son sens de la sécurité, interrogez-le sur la réaction qu’il aurait face à telle ou telle catastrophe (Que ferais-tu si...?).  Avant de rayer définitivement la baby-sitter de votre carnet d’adresses, attendez que votre enfant soit rodé à vos absences la journée. Car la nuit, les repères changent et les choses deviennent plus inquiétantes.

Première fois tout seul : nos conseils

  • Prévoyez ce dont il peut avoir besoin : boissons, nourritures, jeux. Ça lui évitera d’escalader les armoires et de prendre des risques inutiles.
  • Fermez les pièces dangereuses comme la salle de bain, le garage, l’atelier et sécurisez les fenêtres si nécessaire.
  • Prévoyez une personne de confiance à proximité : le cas échéant, apprenez-lui à composer le numéro à appeler en cas de souci : le 100 pour les urgences et les pompiers, le 101 pour la police.
  • Posez les interdits : ne laisser entrer personne, ne pas sortir de la maison, ne pas ouvrir la porte ou la fenêtre, etc.

SOS baby-sitter

Réunion de parents ou sortie en amoureux ? Happy Sitting, le service baby-sitting de la Ligue des familles vous dépanne pour une soirée... ou plus. Au total, 1 500 baby-sitters, sélectionnés et formés. Il y a en forcément un(e) près de chez vous.

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