Vie de parent

Tu as fini tes études ? Passe par la case ONEM

Alors que le sommet européen annonce la mobilisation de 8 milliards d’euros pour doper l’emploi des jeunes, une préoccupation vous habite : rappeler à votre fils ou à votre fille fraîchement diplômé(e) qui fait la fête et n’a pas vraiment la tête à ça, de s’inscrire le plus vite possible comme chercheur d’emploi. Étape essentielle pour garder ses droits aux allocations familiales, à la mutuelle et aux allocations d’insertion et ce, même si on a décroché un job.

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Cap sur le Forem ou Actiris

Depuis le 1er janvier 2012, le stage d’insertion a été allongé à 1 an pour les moins de 30 ans. Une période où le jeune ne reçoit pas d’argent, si ce n’est l’aide de ses parents ou du… CPAS.
12 mois qui ne sont donc  pas « pèpère », puisque qu’il est vivement recommandé à votre jeune de chercher un emploi ou de suivre une formation. Attention, celle-ci est soumise à une série de règles très strictes à vérifier auprès du Forem si on est domicilié en Wallonie ou auprès d’Actiris si on est Bruxellois.
Autre mise en garde : votre jeune chercheur d’emploi a l’obligation de répondre à chaque convocation d’Actiris comme du Forem, sous peine d’être exclu. Et de prévenir son référent s’il a trouvé un boulot, même pour quelques mois.

L’étranger lui fait de l’oeil

L’envie de partir en Australie pour un certain temps titille votre jeune diplômé ? Ce départ pour l’étranger le rend indisponible sur le marché de l’emploi et prolonge ainsi son stage d’insertion qu’il ne pourra démarrer qu’à son retour pourvu qu’il ne dépasse pas les 29 ans (Ou, comme dit le jargon administratif, les 30 ans moins 1 an puisque le stage d’insertion dure 12 mois !).
Il est toujours possible de faire valoir son travail de vendeur de pizza dans le bush ou de barman à Sidney, mais ce n’est pas toujours aisé d’obtenir des preuves pour ce type de prestations qui se font la plupart du temps au noir.

Traquenard

Vous êtes soulagé (et lui aussi !) parce que votre jeune a trouvé tout de suite un boulot, même si ce n’est qu’un temps partiel. Une bonne nouvelle certes, mais qui ne doit surtout pas l’empêcher de s’inscrire comme demandeur d’emploi pour faire débuter son stage d’insertion et… maintenir ainsi sa qualité virtuelle de travailleur à temps plein.
Vous n’y comprenez plus rien ? Démonstration !
Si votre fiston n’a pas mis en route son stage d’insertion, l’Onem va tenir compte de son boulot presté à temps partiel - s’il travaille un mois à mi-temps, on ne tiendra pas compte de 26 jours de travail pour le calcul du stage, mais seulement grosso modo de 13 jours -, ce qui lui fera plus de mois à tirer pour atteindre les 12 mois pleins exigés par le stage.
Par contre, si la démarche d’inscription est faite avant son embauche, peu importe qu’il travaille à mi-temps, à 1/4 temps ou à 4/5 temps, on lui comptera 26 jours.

Des allocs d’insertion aux allocs de chômage

Mais le parcours de votre jeune combattant à la recherche d’un emploi risque de se poursuivre concernant l’accès aux allocations de chômage (calculées sur base du dernier salaire). Pour y avoir droit, il devra avoir au moins 1 an de travail sur 21 mois pourvu qu’il n’ait pas atteint les 36 ans. S’il a pu terminer par un temps plein, tout travail à temps partiel qu’il aura presté préalablement sera transformé en journée à temps plein pour pouvoir atteindre les 312 jours sur 21 mois.
Si au bout du stage d’insertion professionnelle, il n’a pas eu la chance de trouver un emploi, il devra se réinscrire comme demandeur d’emploi et faire une demande d’allocations d’insertion soit à la Capac soit à un syndicat.  Ces allocations sont liées aux études et leur montant dépend de son âge et de sa situation familiale (chef de ménage, cohabitant ou isolé).
Que toutes ces démarches cependant ne gâchent ni ses vacances ni les vôtres.

Myriam Katz - 28/06/2013

En savoir +

  • Les études secondaires ouvrent le droit au chômage. Pour s’inscrire au stage d’insertion professionnelle, le jeune inscrit dans l’enseignement général doit avoir terminé la rétho ou les trois premières années d’études s’il sort du technique ou du professionnel.
  • Il est possible de questionner le bureau de chômage via la procédure de ruling : celle-ci permet de connaître à l’avance la décision que prendra l’Onem sur des situations concrètes telles qu’un départ à l’étranger ou une reprise d’études.
  • Forem : 0800/93 947
  • Actiris : chercheursemploi@actiris.be  ou 02.800/42 42
  • Onem : Informations sur le stage d’insertion professionnelle et les allocations d’insertion
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